Page 4 of Voyage en Palestine

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ment pour maintenir, mais pour accroître l'œuvre du passé. Telle est la raison qui m'a conduit en Syrie. Je désirais vivement en étudier les races, les mœurs, les institutions, la situation administrative, économique, industrielle et commerciale. Mais ce n'était pas tout assurément. A côté de l'étude du pays, il y avait aussi, et je savais qu'il serait vif, le plaisir du voyage. Je n'ai pas le dessein d'exposer en ce moment le résultat des observations politiques que j'ai faites en Syrie ; je me propose tout simplement de raconter les impressions poétiques, morales et pittoresques que j'y ai éprouvées. Il faudrait avoir l'âme bien froide pour se confiner dans le calcul des intérêts matériels, si considérables qu'ils soient, lorsqu'on parcourt un des plus beaux pays du monde et celui de tous qui est peuplé peut-être des plus nobles souvenirs. Je n'ai jamais compris le scepticisme de ceux qui restent indifférents au spectacle des lieux où se sont déroulées les grandes scènes de l'histoire, qui peuvent se détacher assez de l'humanité pour passer sans émotion dans les contrées où ses destinées morales se sont décidées. La Syrie a été le berceau des principales croyances du monde ; ses populations résument encore en elles tous les dogmes, toutes les superstitions. Aucune terre n'a réfléchi plus diversement et plus complètement la Divinité. On ne saurait y faire un pas sans réveiller l'écho de la Bible mêlé au vague murmure
Notes. Chapter I, page 4 (photographed). Charmes' aim: not a political report but the "poetic, moral, and picturesque impressions" of Syria — "cradle of the world's principal beliefs." Ends mid-sentence ("…au vague murmure"); continues on page 5 (not yet added). Awaiting translation.